(D) Église Saint-Martin
L'église Saint-Martin ne fut pas le premier édifice religieux de la localité. Il semble bien que la première église ait été bâtie au VIIesiècle Vraisemblablement vers 1518 à l’emplacement d’une ancienne chapelle. Elle disparut au XVIe pour faire place à une autre construction dont il ne subsiste aujourd’hui que le clocher élevé en 1518. Cette tour massive de style roman est en pierres de taille. Elle est depuis 1973 classée comme monument au patrimoine en raison de sa valeur historique et artistique. Au-dessus du portail, on remarque un bas-relief évoquant saint Martin à cheval et partageant son manteau avec un pauvre à moitié couché aux pattes de l’animal. Le bas-relief est surmonté du millésime 1518.
L’actuel sanctuaire remonte à 1845 et, selon l’usage de l’époque, il est entouré d‘un ancien cimetière. Dans les environs, rares sont les églises dotées d’autant de pierres tombales que celles de Mignault. Il s’agit surtout de pierres du XVIIIe siècle et les inscriptions - pour autant qu’elles soient encore lisibles - concernent des « censiers » du lieu et des curés de la paroisse. L’intérieur mérite d’être visité, ne serait-ce que pour y admirer les beaux vitraux du XIXesiècle. Beaucoup furent offerts par des familles nobles de l’endroit ; ainsi, peut-on lire sur le vitrail consacre à sainte Emérentienne : « Don de la Noble Dame Emérentiènne Amie Marie Ghislaine de Boudry des Viviers, Comtesse de Renduffe, en l’honneur de sa sainte patronne ». L’église de Mignault était célèbre pour son culte rendu à Notre-Dame de Lombeek, invoquée pour les maladies infantiles et notamment la coqueluche. D’anciennes statues peuplent l’église et celle de Sainte-Barbe paraît être en bois du XVe siècle.
(1) Notre-Dame de Bon Secours et la station d'épuration
(Petit patrimoine sacré) - Oratoire (endroit où l’on peut prier et méditer) à grille en pierre sur promontoire en brique et surmontée d’une croix.
Station d'épuration. À ce carrefour, 50 mètres à droite se trouve une station d'épuration des eaux usées. Celles-ci sont redirigées vers la station d’épuration via le réseau des égouts. Au sein de celle-ci, le processus de nettoyage se déroule en quatre étapes. Tout d’abord, les éléments grossiers sont arrêtés par des grilles, c’est le dégrillage. L’eau est ensuite amenée dans un bassin pour y récupérer les graisses et/ou huiles qui flottent à la surface ainsi que le sable et les argiles qui reposent dans le fond. Cette étape s’appelle le désablage/déshuilage. Vient ensuite le traitement biologique, basé sur le système naturel d’auto-épuration de la rivière. Les eaux usées sont mises en contact avec des bactéries qui vont «digérer» les matières biodégradables. L’eau est enfin acheminée dans un décanteur, le clarificateur, qui sépare les boues biologiques de l’eau résiduelle. Celle-ci est finalement rejetée dans le cours d’eau.
La station d’épuration de Mignault fonctionne depuis 2004 et est gérée par l’IDEA, un des organismes d’assainissement agréés dans le Hainaut. Elle traite les eaux usées de 750 équivalents-habitants, ce qui fait 105 000 litres par jour ! Avant son entrée en fonction, les eaux usées étaient rejetées dans les ruisseaux environnants, la qualité de ceux-ci s’est donc considérablement améliorée depuis.
(3) Ferme de la Belle Femme et la Chapelle Saint-Adrien
Également appelée "La belle ferme" ou la ferme espagnole car elle date du régime espagnol. Elle fut construite à la fin du XVIe siècle. L'exploitation y a complètement disparu. Porte de style gothique à piédroits chainés et moulurés sous épais linteau marqué d'une archivolte en accolade terminée par un fleuron.
Le fermier de la « Belle Maison » avait un fils qui fréquentait l’École Saint-Feuillien. Un jour, il fut arrêté et laissé pour mort par des brigands dans le bois de la Haie du Roeulx. Par la suite, le père édifia, à l'arrière de la ferme, une chapelle en l’honneur de Saint-Adrien pour obtenir aide et protection pour sa famille.
La chapelle Saint-Adrien (petit patrimoine sacré) est construite en pierre et en briques. La pierre au-dessus de la niche porte l'inscription suivante : « En l'honneur de Dieu et de Saint-Adrien 1718 ».
Le ruisseau Herbain longe sur votre gauche la Rue Jules Beghin.
(4) Ferme de Soumiaux
Cette cense était déjà citée en 1138. On trouve comme nom : « Soublignault » en 1575, « Soumignault » en 1773 et « Soumiau » en 1869 « Soumiaux », littéralement « en dessous de Mignault ». Elle a longtemps été la propriété de l'abbaye de Saint-Feuillien. Le pape Lucius III leur en avait confirmé la possession par bulle de l'an 1183. Cette propriété possédait 88 bonniers de terres et de prairies.
La façade arrière est ornée d'un écusson à la date de 1784 et sur le mur des étables, on trouve une pierre millésimée « 1847 ». Le porche d'entrée est surélevé d'un pigeonnier qui abrite une niche contenant une statue de saint Servais.
(5)Le ruisseau des Longues Meules
Il prend sa source dans le Bois de la Haie du Roeulx et se jette dans le Mignault quelques kilomètres plus loin. Il porte le nom de Ri SaintMartin jusque dans les années 1980, puis devient le Ri des Longues Meules.
Celui-ci et le Mignault sont les deux cours d’eau principaux de l’entité de Mignault. Le village est parcouru par plusieurs autres petits ruisseaux, gérés par la commune du Roeulx : Haie du Roeulx, Herbain, Sangsouillère et Ruisseau de la Courte. Toutes ces rivières alimentent in fine la Sennette, qui rejoint la Senne à Tubize.
(8) Maison du garde barrière. 10 mètres devant vous passait la ligne 107 qui reliait La Louvière à Ecaussines. Sur la gauche se situe la ferme du garde barrière.
(9) Ferme de Cantraine et Chapelle Saint-Servais
C’était à l’origine une terre franche appartenant à la maison de Condé. Nicolas de Condé la convertit en fief au profit de la maison de Beloeil. Le domaine passa ensuite à une famille qui en prit le nom. Un membre de cette famille, Nicolas de Cantraine, le vendit à l’Abbaye de Bonne-Espérance en 1238. Selon la chronique de cette abbaye, Cantraine fut au début exploitée par des frères convers sous la direction d’un prêtre, mais ce mode de régie, loin de la maison mère, donna lieu à du relâchement et l’exploitation devint déficitaire. L’abbé de Bonne-Espérance en donna ensuite en location à des laïcs.
La ferme est un important quadrilatère des XVIIe et XIXe siècles, groupant des bâtiments en briques et en pierre calcaires sous bâtières d’éternit. On y entre en passant sous une porte pigeonnier. Les anciennes porcherie et remises sont percées de neufs portes, le plus souvent à piédroits chaînés et linteau de pierre. Au-dessus, on trouve trois gerbières à linteau de bois et appui en pierre. Le corps de logis à soubassement en moellons remonte au XVIIe siècle, il a été réaménagé et agrandi aux XIXe et XXe siècles. La grange côté sud possède des portes charretières à encadrement harpé de calcaire avec arc surbaissé à clé pendante millésimées 1896 côté rue.
Le nom de la ferme proviendrait du fait que l’endroit était marécageux et plein de grenouilles, « des reinettes » qui croassaient à qui mieux mieux. Leur chant, en patois « el tchant dès rine», est devenu « cantraine ».
Chapelle Saint-Servais (Petit patrimoine sacré) - Elle est située au-dessus du porche d'entrée de la ferme. Niche en briques à grille.
(10)Rue des Combattants - chapelle Sainte-Barbe (Petit patrimoine sacré)
Entre le n° 13 et le n° 15 de la Rue des Combattants se trouve un sentier au fonds duquel est érigée la chapelle Sainte-Barbe. Elle a été bâtie par Adrien Tordeur en 1723, fut démolie en 1893 car son état de délabrement ne permettait pas de la conserver. L'année suivante, elle fut reconstruite au même endroit que la première mais plus petite. L'ancienne statue de Sainte Barbe, en bois massif, de l'époque gothique, fut confiée à l'église par mesure de sécurité et fut remplacée par une statue en plâtre.
Elle porte l'inscription : « En l'honneur de Dieu et de Sainte Barbe, mère de confession, priez pour nous ! ».